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La Méthode
Bates
Vu dans
Améliorer
sa vue
sans
lunettes
Voulez-vous
apprendre
à
mieux
vous
servir
de vos
yeux
afin
d'améliorer
votre
vue
sans
lunettes
? Il
existe,
depuis
1920,
une
méthode,
malheureusement
trop
peu
connue
en
France,
mise
au
point
par le
docteur
Bates,
ophtalmologue
américain.
Peu de
gens
savent
qu'il est
possible
de
remédier à
une baisse
de la vue
sans
recourir
aux
lunettes.
Celles-ci
ne sont en
fait que
des
béquilles
et elles
n'améliorent
pas
toujours
l'état des
yeux.
Cette
méthode
appelée
"l'Education
de la
Vision"
est basée
sur la
méthode
Bates.
Depuis son
origine
elle a
bien
entendu
évolué,
pour tenir
compte des
nouvelles
connaissances
en
neuropsychologie
et
neurophysiologie.
Cependant,
les
résultats
de
dernières
recherches
ne font
que
confirmer
les
observations
faites par
le docteur
Bates au
début du
XXe
siècle.
La vue
n'est pas
uniquement
la
capacité
de voir
net. C'est
également
la
capacité
de
visualiser,
d'interpréter,
de
comprendre,
d'assimiler
et de
relier à
la mémoire
les
informations
reçues par
les
yeux.
Les yeux
accueillent
les
informations
en images
de notre
environnement,
aident et
à notre
équilibre
corporel.
Ils sont
également
la fenêtre
vers notre
intérieur
et vers
l'extérieur.
Mais pour
qu'ils
fonctionnent
correctement,
il leur
faut des
conditions
favorables.
Pourquoi
n'est-ce
pas
toujours
le cas
?
Une partie
du
cerveau
Du point
de vue
embryologique,
les yeux
sont une
extension
du
cerveau.
Les nerfs
optiques
sont en
fait une
des voies
du système
nerveux
central :
les yeux
ne sont
qu'une
partie du
système
visuel.
Ils
permettent
la
réfraction
de la
lumière
pour que
les images
que nous
percevons
arrivent
sur la
rétine et
soient
ensuite
envoyées
par les
nerfs
optiques
au siège
de la
vision
dans le
cortex
cérébral
situé dans
la région
occipitale.
Ce
parcours
n'est donc
pas
insignifiant,
partant de
l'avant du
visage
jusqu'à
l'arrière
de la tête
via le
thalamus
(corps
géniculé
latéral).
C'est dans
le cortex
visuel, à
l'arrière
de la
tête, que
sont
rassemblées
toutes les
informations
perçues
par les
yeux,
c'est-à-dire
les
couleurs,
les
formes,
les
contrastes,
les
mouvements
où ils
seront
analysés
et
interprétés.
Parce
qu'ils
font
partie du
cerveau,
les yeux
sont
influencés
par l'état
général de
notre
corps, nos
pensées et
nos
croyances.
Le
développement
du bébé
vers
l'enfance
puis vers
l'âge
adulte
s'opère en
accumulant
de
nombreuses
expériences,
bonnes et
mauvaises
qui, plus
tard,
contribueront
à former
ses
convictions,
ses
principes,
son "
regard "
sur le
monde.
Les
émotions
négatives
que nous
vivons
tous au
quotidien
telles que
la colère,
la peur,
la
panique,
l'anxiété,
l'irritation,
l'énervement,
le
stress…,
provoquent
des
modifications
physiologiques
importantes
sur le
corps, :
rétention
du
souffle,
fixité du
regard,
contractions
musculaires…
Puisque
l'utilisation
influence
la
structure,
un
stress
mental va
donc
perturber
provisoirement
la
fonction
de l'œil
et donc
changer sa
structure.
Si cet
état
négatif
n'est que
passager,
les choses
rentreront
dans
l'ordre.
Si cet
état se
prolonge,
la
perturbation
initiale
devient le
fonctionnement
" normal
". Un
meilleur
usage des
yeux peut
donc
induire,
en retour,
un effet
bénéfique
sur cette
structure.
D'autre
part, le
cortex
visuel
reçoit de
l'oxygène
et des
nutriments
via
l'artère
cérébrale
postérieure
qui est
une
continuation
de
l'artère
vertébrale.
Cette
dernière
monte au
cerveau à
travers
une série
d'orifices
latéraux
dans les
six
vertèbres
cervicales
du cou.
Donc,
toute
modification
de
l'alignement
de ces
vertèbres
(accidents,
manipulation
du cou)
peut
perturber
la
vascularisation
du cortex
visuel.
De la
même
manière,
toute
tension
dans les
muscles
attachés
aux
vertèbres
cervicales
peut
modifier
notre
capacité
visuelle.
L'aide
d'un
ostéopathe
peut être
nécessaire
pour
vérifier
que la
relation
entre la
tête, le
cou et la
colonne
vertébrale
est
correcte.
Il est
également
important
de veiller
à notre
posture, à
la manière
dont nous
nous
tenons.
Par
exemple,
notre
tendance à
incliner
la tête de
côté, ou
la
projeter
vers
l'avant ou
vers
l'arrière
de la
colonne
vertébrale,
aura des
conséquences
sur la
vue.
Notre "
vision "
de la
vie
Le cerveau
reçoit
tellement
d'informations
par les
yeux qu'il
lui est
impossible
de tout
enregistrer,
il opère
donc une
sélection,
influencée
par
l'intérêt
et
l'attention
que nous
portons
aux
détails de
notre
environnement.
Le bébé
s'intéresse
à tout et
ses yeux,
qui
cherchent
à explorer
le monde,
se meuvent
sans
cesse. Cet
intérêt
commence à
se réduire
dès
l'entrée à
l'école
avec les
contraintes
de la vie
scolaire
et se
transforme
souvent en
ennui et
en stress
mental. On
observe
rapidement
le début
des
problèmes
visuels à
l'école
primaire
ou au
moment des
études
supérieures.
Plus tard,
dans la
vie adulte
et
professionnelle,
nous
sommes
également
confrontés
à des
pressions
de
réussite,
de
concurrence,
de
compétence
professionnelles,
à l'ennui
au travail
pour de
nombreuses
personnes,
à la
course à
la survie,
aux soucis
d'argent,
de
famille…
Toutes
ces
contraintes
vont
façonner
notre
façon de
penser,
d'interpréter,
de " voir
" les
choses, et
tellement
nous
préoccuper
que nous
finissons
inconsciemment
par
réduire
notre
champ de "
regard "
et par
conséquence
notre
champ
visuel.
Le simple
fait
d'élargir
notre
champ
visuel par
une vision
périphérique
soulage et
repose la
vision
centrale.
De la même
manière,
la
conscience
d'un
environnement
plus large
autour de
soi permet
de voir
dans quel
contexte
s'inscrivent
nos soucis
quotidiens.
Nous
prenons
alors du
recul et
pouvons
relativiser
les
choses.
Les yeux
ont besoin
du
mouvement
L'anatomie
de l'œil
est telle
que pour
voir net
ils
doivent
bouger
sans cesse
par
saccades
pour que
chaque
partie de
l'objet
regardé
soit
perçue
nettement.
Quand
l'œil est
immobilisé
artificiellement
(en
laboratoire),
l'image
disparaît.
Si vous
fixez un
objet en
essayant
de ne pas
ciller les
yeux,
après
quelques
instants
vos yeux
deviennent
douloureux
et l'objet
regardé
devient
trouble.
Pourquoi
?
La rétine
de l'œil
est dotée
d'environ
116 300 à
131 800
millions
de
cellules
réceptrices
sensibles
à
différentes
nuances de
la
lumière.
Parmi
elles, 6,3
à 6,8
millions
de cônes
sont
sensibles
aux
couleurs
et à la
forte
lumière,
dite
lumière du
jour.
La
macula
lutea
(dite "
tache
jaune "),
petit
creux de
la rétine
situé
directement
dans l'axe
de la
pupille,
concentre
un grand
nombre de
ces cônes.
C'est la
partie de
la rétine
sur
laquelle
la
lumière,
réfractée
par les
éléments
transparents
à
l'intérieur
du globe
oculaire,
doit
normalement
arriver
pour
obtenir
une vision
nette.
Pour une
vision
nette d'un
objet, la
tache
jaune doit
le
parcourir
dans tous
les sens
afin que
les
informations
arrivent
au cerveau
pour
analyse et
interprétation.
Les 110 à
125
millions
de
bâtonnets,
majoritaires
dans la
rétine,
sont
sensibles
au noir,
au blanc,
aux
contrastes
nuancés de
la
lumière, à
l'obscurité
et au
mouvement.
Les cônes
et les
bâtonnets
vont de
pair. Les
yeux ont
besoin non
seulement
de lumière
mais aussi
de
d'obscurité
et de
repos. Le
cillement
des
paupières,
qui sert à
lubrifier,
nettoyer
et
protéger
la surface
extérieure
de l'œil,
lui donne
les
instants
d'obscurité
dont il a
besoin. Ce
cillement
est un
réflexe
mais, dans
des
conditions
de stress
ou de
concentration
intense,
il diminue
et
provoque
une vue
trouble et
une
sensation
d'yeux qui
brûlent ou
piquent.
Donc ces
mouvements
saccadés
effectués
par l'œil
pour
parcourir
un objet
pour sa
nette
perception
sont
essentiels
pour
obtenir
une bonne
vue. Avant
l'âge
scolaire
l'enfant
explore,
court,
expérimente,
s'intéresse,
observe,
joue… avec
intérêt et
curiosité.
Les yeux
sont en
mouvement
permanent.
A partir
de la
scolarité,
l'enfant
va fixer
son
regard,
soit sur
le
tableau,
soit sur
son cahier
ou sur son
livre. Il
va rester
assis plus
longtemps
et réduire
ses
mouvements.
Il est
vrai que
notre
société
moderne
nous
sédentarise
de plus en
plus par
ses modes
d'études,
de travail
et de
loisirs.
Nous
lisons
beaucoup,
nous
travaillons
sur des
ordinateurs,
nous
circulons
en
voiture,
nous nous
reposons
en
regardant
la
télévision
ou en
jouant
avec des
jeux
vidéos :
nos yeux
se fixent
sur des
objets
assez
proches et
notre
regard
reste figé
avec
concentration
et/ou
application.
Il y a de
moins en
moins de
mouvement
pour
stimuler
les yeux.
Ceux-ci se
fatiguent,
se
rigidifient,
accommodent
moins
aisément.
Tout
muscle ou
toute
partie du
corps qui
n'est pas
utilisé
perd sa
fonction,
ainsi, si
nous
restons
allongés
pendant
des mois,
nous
perdons,
par
exemple,
la
fonction
des
jambes. De
même, si
nous ne
stimulons
pas les
yeux par
le
mouvement,
ils
perdent
leur
fonction.
Le
mouvement
améliore
la
fonction.
Le
mouvement
est
essentiel
pour
stimuler
cette
mobilité
naturelle.
En effet,
les
mouvements
saccadés,
presque
imperceptibles,
de l'œil
résultent
de son
anatomie.
Il existe
un point
minuscule
sur la
rétine, la
fovea
centralis
au milieu
de la
macula
lutea
(" tache
jaune "),
c'est la
seule
partie de
la rétine
nous
permettant
de voir
avec
netteté.
Lorsque
nous
regardons
un objet,
le point
que l'œil
perçoit le
plus
nettement
est celui
sur lequel
il se
fixe, le
reste de
l'objet
étant
toujours
moins
nettement
perçu.
Ainsi,
l'œil
doit, pour
le voir
dans sa
totalité
et pour
que le
cerveau
l'identifie,
procéder
par
mouvements
saccadés
autour de
l'objet
regardé.
Le docteur
Bates
appela ce
phénomène
la
fixation
centrale.
Quand la
vue
baisse,
l'œil perd
sa
capacité
de
fixation
centrale.
La méthode
repose
donc sur
la
connaissance
du
fonctionnement
de
celle-ci.
De plus,
notre vie
moderne
trop
sédentaire
fait
perdre aux
yeux le
sens du
mouvement
qui est
une
stimulation
vitale.
Le besoin
de lumière
naturelle
Les yeux
ont besoin
de la
lumière
naturelle.
Indépendamment
des
discours
alarmistes
sur le
soleil, il
n'en
demeure
pas moins
que ce
dernier
est vital
pour notre
bien-être,
notre
équilibre,
notre
croissance
et notre
corps. Ce
n'est pas
le soleil
qui
présente
des
risques,
c'est
notre
comportement
à son
égard. Les
peuples
qui vivent
dans les
régions à
fort
ensoleillement
savent
comment se
comporter.
On ne
bronze pas
nu, ou
presque,
quand le
soleil est
à son
zénith, on
reste à
l'ombre ou
à
l'intérieur.
On se
couvre
complètement
avec des
vêtements
adaptés et
non serrés
autour de
la taille
ou des
jambes.
Notre
civilisation
moderne
nous a
coupés du
rythme des
jours et
des
saisons,
on fait
n'importe
quoi
n'importe
quand.
Cependant,
les yeux
sont
conçus
pour
assimiler
cette
énergie
vitale et
s'adapter
parfaitement
à toute
nuance de
lumière
par la
dilatation
et la
contraction
des
pupilles,
selon le
degré de
luminosité.
S'ils ne
s'adaptent
pas, ce
n'est pas
le soleil
qui
représente
un risque,
mais c'est
notre
utilisation
des yeux
qui est
mauvaise.
Non
seulement
notre
société
nous
sédentarise,
mais elle
nous
enferme
des
journées
entières
dans des
bureaux,
des
établissements
scolaires,
des
usines,
généralement
sous une
lumière
artificielle
qui ne
nous
nourrit
pas. Ce
manque de
lumière
naturelle
cause de
nombreux
troubles
tels que
la
dépression
nerveuse,
des
carences
en
vitamine
D, des
problèmes
de
croissance,
voire un
dérèglement
hormonal.
Dans les
pays du
Nord, les
hivers
longs et
le manque
d'ensoleillement
provoquent
des
dépressions
qui sont
traitées
par
l'exposition
à des
lampes
spéciales
qui
fournissent
une
lumière
proche de
celle du
soleil.
Exposés de
plus en
plus à une
lumière
artificielle,
nous
n'avons
plus
l'occasion
de vivre
les
crépuscules.
En effet,
dès le
crépuscule,
nous
allumons
les lampes
à
l'intérieur
de nos
maisons ou
de nos
bureaux.
Pourtant,
le
crépuscule
laisse à
nos cônes
(vision de
jour) le
temps
nécessaire
pour
passer
graduellement
le relais
aux
bâtonnets
(vision de
nuit).
Avant
l'invention
de
l'électricité,
nous
avions
besoin de
nos
bâtonnets
pour
circuler
dans la
nuit,
prévenir
le danger,
éventuellement
chasser.
De nos
jours,
nous
pensons en
avoir
moins
besoin et
nous ne
stimulons
plus les
bâtonnets.
L'équilibre
de l'œil
nécessite
absolument
que nous
stimulions
toutes ses
parties.
Et
rappelons-nous
que ce que
nous
n'utilisons
pas
s'atrophie.
Il est
rare que
nous ayons
le réflexe
de reposer
nos yeux.
On les
sollicite
de plus en
plus
longtemps
car nos
journées
se
prolongent
tard dans
la nuit
avec
l'éclairage
artificiel.
Le sommeil
ne repose
pas
forcément
les yeux
car notre
repos
n'est pas
toujours
profond,
accompagné
par un
véritable
repos
mental :
le cerveau
et les
yeux ne
font
qu'un.
La nature
nous a
fourni
deux yeux.
Chaque œil
voit la
même chose
selon un
angle
différent
et
transmet
au cerveau
deux
images que
ce dernier
va
fusionner
en une
seule. Le
travail "à
deux" des
yeux -la
vision
binoculaire-
nous
permet de
voir le
monde en
trois
dimensions,
c'est-à-dire
avec
profondeur.
Ce travail
"en
équipe",
comme un
seul œil,
fait
parfois
défaut
chez
certaines
personnes.
Normalement,
la vision
binoculaire
se
développe
en
parallèle
avec
l'autonomie
du
mouvement
lors de la
petite
enfance.
La méthode
Bates
Le docteur
W.H. Bates
(1860-1931),
un
ophtalmologue
américain
qui
exerçait
surtout à
New York,
consacra
sa vie à
la
recherche
sur le
système
visuel, à
la théorie
de
l'accommodation
et aux
modifications
physiologiques
des états
de stress
et
d'émotions
négatives.
Il conclut
que notre
vue était
influencée
par la
manière
dont nous
utilisons
nos
yeux.
Les yeux
contribuent
à 20 % de
la
fonction
visuelle
et le
cerveau à
80 %. Ce
dernier,
dont
dépend
l'état
général de
notre
corps, est
particulièrement
influencé
par le
stress
mental et
les
émotions.
Le docteur
Bates
comprit
donc qu'il
était
essentiel
d'apprendre
à garder
les yeux
et
l'esprit
détendus
tout en
maintenant
notre
intérêt et
notre
curiosité
pour le
monde qui
nous
entoure.
Il est
important
de "voir"
ce que
nous
regardons,
ce qui
n'est pas
le cas
quand nous
sommes
stressés
ou
préoccupés.
Nos
préoccupations
mentales
encombrent
notre
cerveau et
l'empêchent
d'intégrer
les images
du monde
extérieur.
Cet état
mental
affecte la
mobilité
naturelle
des yeux
qui, pour
fonctionner
correctement,
doivent
être
constamment
en
mouvement.
Ses
recherches
aboutirent
à une
méthode
d'apprentissage
constituée
de
techniques
spécifiques
permettant,
entre
autres, de
:
- stimuler
le
mouvement
saccadé
naturel
des
yeux,
-
encourager
l'intégration
des deux
yeux pour
retrouver
une
binocularité
optimale,
-
apprendre
à détendre
les yeux
fatigués
et
l'esprit
préoccupé,
- élargir
le champ
visuel en
étant
conscient
de la
vision
périphérique,
- devenir
conscient
que le
point
regardé
(vision
centrale)
est plus
net que
tout ce
qui
l'entoure
(vision
périphérique),
- stimuler
le
mouvement
de
contraction
et de
dilatation
des
pupilles
pour
permettre
une
meilleure
adaptation
à tous les
degrés de
luminosité,
- et
surtout,
observer
par ce
travail
que si
nous
voyons
consciemment
ce que
nous
regardons,
nous ne
pouvons
pas nous
perdre
dans les
préoccupations
mentales.
En 1920,
le docteur
Bates
publia un
ouvrage,
malheureusement
non
traduit en
français,
dans
lequel il
explique
les
conclusions
de ses
recherches.
Depuis, de
nombreux
auteurs
ont publié
des
ouvrages
sur les
différentes
manières
d'améliorer
la vue.
Certains
ont repris
sa méthode
en
ajoutant
leurs
propres
exercices.
Dans son
ouvrage
" L'Art
de Voir
",
(Ed.
Payot),
Aldous
Huxley,
qui a
lui-même
bénéficié
de cette
méthode,
rend
hommage au
docteur
Bates.
Devenu
presque
aveugle à
16 ans à
la suite
d'une
maladie
oculaire
grave, il
prit
connaissance
du travail
du docteur
Bates et
put ainsi
récupérer
une bonne
partie de
sa vue qui
s'est
alors
améliorée.
Il en fut
si
reconnaissant
qu'il
écrivit
cet
ouvrage
dans
lequel il
décrit non
seulement
les
techniques,
mais
explore
aussi les
fondements
philosophiques
de son
efficacité.
La seule
pratique
des
exercices
proposés
dans les
ouvrages
sur les
manières
d'améliorer
la vue
n'aboutit
pas
forcément
à une
amélioration.
Quelques
leçons
avec un
professeur
sont
indispensables,
car les
exercices
effectués
à partir
d'un livre
peuvent
s'avérer
totalement
inefficaces
: ce
n'est pas
l'exercice
en soi qui
est
important
mais la
manière
dont il
est
exécuté.
La méthode
Bates ne
se limite
pas à une
série de
gymnastiques
oculaires,
elle nous
apprend à
reconsidérer
la façon
de
regarder
et à
prendre
conscience
de ce que
nous
regardons.
Il ne faut
pas
nécessairement
se
contraindre
à faire
des "
exercices
" dix
minutes ou
une demie
heure par
jour.
Quelle est
la cause
d'une
détérioration
soudaine
de la
vision ?
La baisse
de vue
initiale
peut être
un
symptôme
d'un état
vécu à un
moment
donné.
Selon
cette
logique,
si la vue
peut se
détériorer,
pourquoi
ne
peut-elle
pas aussi
s'améliorer
? C'est
une
démarche
consciente,
qui peut
être
longue.
L'obtention
d'un
résultat
tangible
nécessite
l'acceptation
et la
volonté de
changer.
Si l'on a
une forte
attente de
résultats,
on devient
impatient.
Si l'on
est
impatient,
on tombe
dans
l'effort
et
l'effort
devient
une
tension
mentale.
Ainsi on
se
retrouve
dans le
stress de
résultat
qui ne va
faire
qu'exacerber
le
problème
initial.
Donc,
sans
attentes
de
résultat,
nous
sommes
ouverts au
changement
et il peut
y avoir
des
changements
là où ils
sont le
moins
attendus.
Le
processus
d'apprentissage
de la
méthode
Bates ne
se
substitue
en aucun
cas à un
bilan ou
un suivi
par
l'ophtalmologue.
Certains
ophtalmologues
s'intéressent
à cette
approche
du
fonctionnement
du système
visuel et
ont
observé
des
changements
positifs.
Une
connaissance
et une
compréhension
meilleures
de ce
processus
de la part
des
professions
de la vue
ne peuvent
qu'être
souhaitées
et
encouragées.
Ainsi en
travaillant
ensemble,
en faisant
des
recherches
cliniques
communes,
nous
pouvons
répondre
aux
besoins de
ceux qui
veulent
une
alternative
à
l'approche
proposée
actuellement.
Nous
encourageons
les
recherches
dans la
neuropsychologie,
la
neurobiologie…
qui nous
apprennent
à quel
point le
cerveau
influence
notre
fonctionnement,
nos
émotions
et nos
états
physiologiques,
notre
"être".
Nina
Hutchings,
Professeur
diplômé de
la méthode
Bates,
School of
Vision
Education
(Angleterre).
BIBLIOGRAPHIE
- L'Art de
voir,
Aldous
Huxley,
Ed. Payot
&
Rivages,
Paris.
- Bien
voir sans
lunettes,
Janet
Goodrich,
Ed. Terre
Vivante
(Domaine
de Raud,
BP 20,
38710
Mens).
- Voir
sans
lunettes,
Dr. Robert
Michael
Kaplan,
Ed. de
Mortagne
(Ambre
Communication,
29, rue
Gambetta,
16700
Ruffec).
-
L'autoguérison,
ma vie, ma
vision,
(tomes 1
et 2),
Meir
Schneider,
Ed. Amrita
(DG
Diffusion,
rue Marx
Planck, BP
734, 31683
Labège
cedex).
- Manuel
pratique
d'autothérapie,
Meir
Schneider,
Ed. Amrita
(DG
Diffusion,
rue Marx
Planck, BP
734, 31683
Labège
cedex).
- Yoga des
yeux,
guérison
de la vue,
Kiran
Vyas, Ed.
Recto-Verseau
(CP 12,
CH-1680
Romont,
Suisse).
- La santé
de vos
yeux,
André
Passebecq,
Ed.
Dangles
(18, rue
Lavoisier,
BP 30039,
45801
St-Jean-de-Braye
cedex).
Association
L'Art de
Voir,
Hameau de
Tournefort,
13840
Rognes,
tél. :
04.42.50.10.70,
fax :
04.42.92.39.31,
mél :
liofitrad@aol.com.
QUI ETAIT
LE DOCTEUR
BATES
?
Le docteur
William H.
Bates,
ophtalmologue
américain,
diplômé du
"College
of
physicians
and
surgeons"
de
l'Université
de
Cornell,
Etats-Unis,
exerçait
en 1885 à
New York.
Par
l'écoute
de ses
patients,
il
remarqua
que la vue
de nombre
d'entre
eux était
extrêmement
variable.
Il
utilisait
un
instrument,
le
rétinoscope,
pour
observer
les
changements
minuscules
de la
courbe de
la surface
de l'œil
afin de
déterminer
la nature
et la
gravité du
problème
visuel du
patient.
Il étudia
les
différents
comportements
des yeux,
c'est-à-dire
la manière
dont leur
forme se
modifie
quand la
vision est
bonne ou
mauvaise.
Il a,
pendant de
nombreuses
années,
étudié les
yeux de
centaines
de
patients
dans
toutes
sortes
d'activités,
d'états
émotionnels
et de
conditions
physiques.
Il a
observé
comment
les yeux
changeaient
quand les
patients
faisaient
un travail
qui leur
plaisait
ou non,
quand ils
étaient
fatigués,
anxieux ou
désorientés,
quand ils
s'appliquaient
ou se
concentraient,
quand ils
étaient
excités,
stimulés
ou
détendus.
Il nota
que la
clarté de
la vue
change
chez la
même
personne.
Il
constata
que la vue
n'est pas
une
condition
statique
mais
qu'elle
change
constamment
selon
l'état
physique
et
émotionnel
de la
personne.
Nous avons
tous
remarqué
de temps à
autre que
notre vue
est bonne
à un
moment et
moins
bonne à un
autre.
Il
consacra
sa vie à
la
recherche
à partir
de ces
observations.
Ses études
démontrent
comment
les
défauts de
la vue
peuvent
être créés
et/ou
aggravés
par le
stress des
situations
de la vie
quotidienne.
Il a
montré que
ces
problèmes
peuvent
être
corrigés
par un
comportement
visuel
conscient
et
approprié.
Il a donc
enseigné
comment
prévenir
et
améliorer
la
presbytie,
la myopie,
l'astigmatisme,
l'hypermétropie,
le
strabisme
chez les
enfants et
les
adultes
sans
recourir
aux
lunettes.
Bien que
médecin,
le docteur
Bates ne
proposait
ni cure ni
traitement
mais un
processus
éducatif.
Le docteur
Bates a
été très
critiqué
de son
vivant et
même
aujourd'hui
on
continue à
affirmer
que ses
conclusions
n'ont
jamais été
prouvées
scientifiquement.
Il est
vrai que
personne
n'a jugé
son
approche
suffisamment
intéressante
pour
lancer des
recherches
plus
approfondies.
Cependant,
l'expérience
clinique
est la
seule
preuve que
son
approche
peut
changer la
vue.
Toutes les
personnes
qui
enseignent
ces
techniques
ont
elles-mêmes
vécu
l'expérience
d'une
amélioration
de la vue,
souvent
accompagnée
d'un
changement
profond
personnel.
N.
H.
" Il
est aussi
naturel
pour l'œil
de voir
qu'il est
pour
l'esprit
d'acquérir
des
connaissances,
et tout
effort
dans les
deux cas
est non
seulement
inutile,
mais
constitue
un échec
de la
finalité
" (Dr.
W. H.
Bates).
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